Fiji Airways va garder les Airbus A350 mais a toujours besoin de 18 millions de dollars par mois

Fiji Airways, en difficulté financière, est forcé d’utiliser ses A350-900 chèrement loués. Selon le PDG de la compagnie, Fiji Airways ne peut pas rompre le contrat de location. Le PDG explique aussi que rendre les avions à leurs propriétaires ne serait pas réaliste. En attendant, Fiji Airways dépense outrageusement 18 millions de dollars par mois en cash et a accédé à une garantie de prêt de 210 millions de dollars pour survivre.

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Fiji Airways est forcé d’utiliser ses A350 loués malgré leur prix. Photo : Getty Images

Fiji Airways au bord du gouffre

Dans un discours pour la Nadi Chamber of Commerce and Industry la semaine dernière, le directeur général et PDG de Fiji Airways Andre Viljoen a comparé le contrat de location à un nœud coulant.

“J’appelle cela un nœud coulant, vous êtes obligés de faire avec avec, vous ne pouvez pas vous en échapper.”

Les commentaires ont été rapportés par Repeka Nasiko dans le Fiji Times, la semaine dernière.

“Ces compagnies et les banques, les financiers et les sociétés de leasing vous fournissent un prêt pour louer l’avion,” explique M. Viljoen.

“Quand vous accédez à un bien de cette valeur, je vous assure, vous signez un contrat qui est très profond.

“Si vous manquez à un paiement, ils deviennent tous impossibles à acquitter.”

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Andre Viljoen, directeur général de Fiji Airways, brandit un peu moins le poing cette année. Photo : Getty Images

Les A350 de Fiji Airways offraient un futur plein d’opportunités

Fiji Airways avait loué deux A350-900 à Dubai Aeronautics Enterprise Ltd l’année dernière. À l’époque, les nouveaux avions resplandissants étaient prêts à ouvrir de nouveaux horizons à la compagnie. Le directeur général et PDG de Fiji Airways, M. Andre Viljoen, disait que les A350 offraient “un futur plein d’opportunité.”

Moins de 12 mois plus tard, les deux gros Airbus font l’effet d’un nœud coulant à la compagnie. M. Viljeon dit qu’il ne peut pas renvoyer les avions car ils ont été adaptés aux spécifications de Fiji Airways. Ces spécifications ne correspondraient pas aux autres compagnies aériennes.

C’est un problème pour la compagnie aérienne publique, qui faisait déjà face à des difficultés finantières avant 2020. La crise a encore plus mis en lumière et exacerbé ces difficultés. Les îles Fidji et Fiji Airways sont grandement dépendantes du tourisme international. Pourtant, en mars, la grande majorité des vols internationaux de Fiji Airways était suspendue.

Fiji Airways avait adressé une note le 14 juillet pour annoncer des annulations de vols internationaux. Cette alerte est maintenue jusqu’à la fin du mois d’août. Les services internationaux constituent habituellement 95 % du chiffre de Fiji Airways apportent 450 millions de dollars par an à la compagnie.

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Fiji Airways avait beaucoup d’espoirs pour l’A350. Ces espoirs sont temporairement ruinés. Photo : Getty Images

Les A350 restent à Fiji Airways, malgré leur coût

Pendant ce temps, comme toutes les compagnies aériennes, Fiji Airways continue à débourser des millions en charges fixes chaque mois. M. Viljeon a confié à la Nadi Chamber of Commerce que les charges mensuelles récurrentes de la compagnie s’élevaient approximativement à 18 millions de dollars. La location des A350 représente une partie significative de ce coût.

Tout cela a mené à des appels à rendre les avions. La compagnie a également fait face à des critiques, lui reprochant de s’être procuré les A350 en premier lieu. M. Viljeon a annoncé que la première suggestion n’était pas envisagée.

Il a été reporté que la compagnie aurait fait une bonne affaire avec les deux A350. Ils auraient dû être affectés à Hong Kong Airlines, mais la compagnie a annulé pour cause de difficultés. À l’époque, Fiji voulait tout miser sur l’industrie du tourisme. Améliorer la flotte de Fiji Airways était une manière de le faire, malgré la baisse de bénéfices pour la compagnie.

Il a été question de vols vers Dallas et Chicaco. Des détracteurs ont affirmé que les prêts d’A350 étaient motivés uniquement par la vanité et le prestige, et non par l’économie et la raison.

Avec deux A350 désormais immobilisés à l’aéroport de Nadi, Fiji Airways va peut-être regretter sa décision d’avoir signé ce contrat de prêt. Mais pour être tout à fait juste, Fiji Airways n’aurait pas pu prévoir le chaos que l’année 2020 a apporté. Maintenant, Andre Viljoen essaye de réduire les coûts là où il le peut, en espérant des jours meilleurs.

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