Le plus gros avion turbopropulseur au monde

Saviez-vous que le plus gros avion turbopropulseur au monde était encore en utilisation ? Le Antonov An-22, dit “Antei”, principalement utilisé par l’armée russe, est un avion impressionnant. Pourquoi a-t-il été construit, et que peut-il faire ? Explorons cela.

An-22
L’An-22 décolle. Photo : Aleksandr Markin via Wikimedia

Pourquoi l’Antonov An-22 a-t-il été construit ?

Pendant les années 1950 durant l’URSS, l’armée soviétique avait besoin d’un nouvel avion pour transporter l’infanterie, l’aide humanitaire et sa nouvelle gamme de tanks BMD. L’avion utilisé pour cela auparavant n’était pas assez grand, ils avaient besoin d’autre chose pour continuer à rivaliser avec l’Ouest.

Les ingénieurs du bureau d’études Antonov se sont donc mis au travail et ont construit un prototype en bois dès 1965. Il était si impressionnant que les représentants du Salon du Bourget ont décidé de le présenter la même année.

Le modèle de production actuel de l’avion n’a pas volé avant 1969. Il fallait remplacer le bois par du métal et installer plus données avioniques. Les améliorations ont inclus un radar installé au niveau du nez ainsi qu’un compartiment pour cargaisons pressurisé (afin que l’avion puisse larguer des cargaisons en vol sans affecter l’équipage dans le cockpit).

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Un Antonov An-22PZ Antei aux couleurs de l’Aeroflot à Gostomel (UKKM). Il s’agissait du premier prototype An-22. Photo : Oleg Belyakov via Wikimedia

Quelles sont ses caractéristiques ?

Un An-22 a les caractéristiques suivantes :

  • Il peut transporter 28-29 passagers et 80 000 kg de charges utiles maximum, à un rayon de 5 000 km (2 700 milles nautiques). S’il transporte seulement 45 000 kg, il peut voler à un rayon de 10 950 km (5 910 milles nautiques).

C’est une portée assez impressionnante quand on prend en compte la taille et la forme de l’avion.

Ce qui est unique avec cet avion, c’est qu’il a été pensé pour atterrir sur des pistes d’atterrissage non-pavées, voire accidentées (et sur des petites pistes). Pour comprendre à quel point ces caractéristiques sont fascinantes, comparons-les à l’américain C-17 Globemaster :

  • Le An-22 a besoin de 1 300 m de piste pour décoller et de seulement 800 mètres pour atterrir.
  • Le C-17 a besoin de 2 499 m pour décoller lorsqu’il est plein et d’au moins 1 076 m avec le maximum de charges utiles.

L’avion a deux hélices à contre-rotation, ce qui améliore drastiquement la capacité de levage. Néanmoins, ces hélices réduisent la vitesse de l’avion par rapport à d’autres engins à 740 km/h (460 mph, 400 nœuds).

An 22
Le An-22 a un rayon impressionnant et peu d’exigences concernant les pistes. Photo : Oleg Belyakov via Wikimedia

Il était capable d’ajuster la pression des pneus de chaque roue en fonction de la surface (béton, gravier, terre ou même neige). Tandis que beaucoup d’avions modernes ont retiré cette caractéristique, les premières versions du An-22 l’avaient, puisque c’était une caractéristique obligatoire pour un usage militaire.

Dans les années 1960, ils étaient comparables au Douglas C-133 Cargomaster, un immense avion cargo quadriréacteur turbopropulseur américain. Quand l’armée militaire a progressivement supprimé cet avion, le suivant à ressembler au An-22 était le Boeing C-17 Globemaster III, un avion de transport quadriréacteur militaire.

Le gouvernement russe n’a plus que trois An-22 en service (et il y en a un en Ukraine et un en Bulgarie) mais ne prévoit pas de les mettre à la retraite bientôt. La Russie souhaite les garder opérationnels au moins jusqu’en 2033, puis de les remplacer avec le An-124, plus gros.

Qu’en pensez-vous ? Voleriez-vous avec cet avion ? Faites-le nous savoir dans les commentaires.

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