Pourquoi les avions de passagers ne sont-ils pas ravitaillés en vol ?

Par le passé les arrêts pour ravitaillement jonchaient la route Kangourou long-courrier. Ce trajet qui était autrefois une série d’arrêts ne comporte aujourd’hui plus qu’un arrêt, au Moyen-Orient ou en Asie du Sud-Est. Mais pourquoi est-ce que les compagnie ne proposent-elles pas de ravitaillements en vol via des avions ravitailleurs, pour éviter de longues escales ?

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Un avion de passagers pourrait-il être ravitaillé en vol ? Photo : Getty Images

Cela permettrait aux passagers d’atteindre leurs destinations trois ou quatre heures plus vite. Cela permettrait aussi aux compagnies d’opérer des avions plus gros et moins efficaces en carburant (puisqu’ils auraient pu les ravitailler à n’importe quel moment), ou des avions plus petit aux réservoirs plus modestes.

Après tout, l’armée utilise très souvent des avions de ravitaillement pour opérer à travers le monde. Pourquoi pas les compagnies commerciales ?

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Les problèmes du ravitaillement en vol

La sécurité est le plus gros problème au sujet du ravitaillement en vol. Les problèmes commencent quand deux avions commerciaux sont à proximité l’un de l’autre. Même sans le scénario du ravitaillement en vol, qui nécessiterait un contact délibéré. Avoir 300 passagers très prêts d’un autre avion rempli de carburant ne semble pas sûr du tout.

Il y a aussi le problème de la taille d’un avion commercial : un Boeing 777 est énorme. Contrairement à un petit cargo militaire, qui lui prend 2-3 minutes à être ravitaillé, le 777 aurait besoin d’être amarré à un avion de ravitaillement pendant au moins 20 minutes pour être complètement rempli. Cette soif de carburant fait qu’un avion de ravitaillement (qui lui-même a besoin de carburant et coûte cher à opérer) ne pourrait faire qu’autour de trois ravitaillements par vol.

Et puis, que se passe-t-il si le ravitaillement est annulé ? L’avion de passager aurait besoin d’une marge de sécurité pour voler jusqu’à l’aéroport le plus proche, ce qui anéantit le but même de la manœuvre. Au final, l’avion serait obligé de transporter assez de carburant pour la totalité du voyage.

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L’armée utilise des avions de ravitaillement pour livrer du carburant en vol. Photo : US Air Force via Wikimedia

Pourquoi les compagnies n’aiment pas ça

C’est une question de coûts. Une compagnie aurait besoin non seulement de payer l’avion de passagers, mais aussi l’avion de ravitaillement. Ce dernier ne serait utilisé que pour les ravitaillements des trajets longs-courriers. Et donc, la compagnie devrait payer pour que deux avions fassent le travail d’un seul.

En plus, les compagnie apprécient la souplesse que donne l’obligation d’atterrir dans des hubs à mi-chemin n’importe où dans le monde. Cela lui permet d’échanger ses passagers avec d’autres compagnies. Par exemple, Quantas n’opère pas dans toutes les villes européennes, seulement à Londres. Sans atterrissages dans des hubs, les passagers ne pourraient pas sortir à mi-chemin pour rejoindre des destinations plus proches comme Istanbul, la Grèce ou l’Italie.

Enfin, où est-ce qu’on stockerait ces avions de ravitaillement ? Il y a peu d’itinéraires aujourd’hui qui peuvent justifier un tel cauchemar logistique, et les compagnies sont désormais capables d’éliminer ces problèmes grâce à des nouvelles technologies (comme les vols du Project Sunrise de Qantas).

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Les correspondances en aéroports offrent plus d’avantages pour les vols longs-courriers. Photo : Dubai Airport Newsroom

Pourquoi les passagers n’aiment pas ça

Si vous, passagers, pourriez aimer l’idée d’atteindre votre destination plus vite, il est plus probable que vous préfériez faire une pause pendant votre vol long-courrier. La possibilité de descendre de l’avion, de respirer un peu d’air et de marcher plus que 60 mètres (la longueur de l’allée d’un avion moyen) est une bénédiction dans ces moments.

En plus, être transféré dans un autre avion ou se rendre dans un aéroport différent de l’aéroport central permet d’augmenter les possibilités des compagnies et donc de réduire les prix des billet.

Qu’en pensez-vous ? Voudriez-vous voir un avion commercial être ravitaillé en vol ? Faites-le nous savoir dans les commentaires.

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